Quand Florent Gardan m’a proposé de définir Ubuntu (prononcez : "o-boun-tou), ma première réaction a été très enthousiaste. Enfin un "world word", un mot à consonance africaine qui nous change des éternels mots anglo-saxons et qui nous fait voyager.
La découverte de la définition d’Ubuntu dans mon livre de chevet, Wikipédia, m’a fait brutalement retomber sur terre.
Ubuntu est un système d’exploitation libre, gratuit et facile à utiliser (enfin, pour les geeks seulement) à la disposition des entreprises comme des particuliers.
Il a été créé en 2004 par un milliardaire sud africain, Mark Shuttleworth qui était sponsorisé par la société Canonical.
Son initiative est apparue comme une alternative au quasi monopole de Microsoft il faut rappeler que la plupart des ordinateurs étaient livrés avec Windows déjà pré-installé. Windows, le diabolique, très attirant mais payant et cher et surtout non-libre. C’est à dire que les geeks n’ont pas accès aux codes sources des logiciels et ne peuvent donc pas les faire évoluer.
D’où l’idée de créer un système qui réunit plusieurs logiciels, sur une architecture appelée Debian (ou Debian GNU-Linux).
La distribution (ou le système d’exploitation) Ubuntu se propose de vous aider à exploiter tout le potentiel de l’audio, vidéo numérique, d’internet, mais aussi de disposer d’outils graphiques, bureautique performants et conviviaux.
Ce système d’exploitation est proposé en Live CD (ou desktop), cela signifie qu’il suffit de redémarrer votre ordinateur pour que le contenu (les logiciels) du CD se télécharge automatiquement dans votre PC. La communauté qui se charge de faire évoluer, d’enrichir, d’optimiser ce système d’exploitation s’appelle les Ubunteros ou Ubuntistes, elle réunit plus de 12 millions d’utilisateurs dans le monde, c’est un vrai succès en particulier en France.
Ubuntu a été adopté par l’Assemblée nationale (pas sur que ce système d’exploitation ait suffi à doper les neurones de nos députés, mais bon !), la gendarmerie nationale et Wikipédia pour leurs serveurs.
Tous les 6 mois, une nouvelle version du système est lancée, chacune est identifiée par un nom de code et un numéro.
Si Ubuntu est un sujet à haute technicité, les noms de baptême des différentes versions démontrent une certaine fantaisie. Tous sont inspirés par le film Toy Story : La version 2.1 s’appelle Slink (le chien à ressort du film), la 2.2 Potatoe (Mr patate), la 3.0 Woody (le cowboy), de grands enfants ces geeks !
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