Le terme "libre" vient du concept de "logiciel libre" : Un logiciel libre est un logiciel que l’on peut utiliser, modifier, dupliquer et diffuser sans contrepartie financière, par opposition aux logiciels dits propriétaires. Ces derniers ne sont utilisables que moyennant rémunération et surtout vous n’êtes pas libre de les optimiser ni de les modifier, car leur "code source" (l’ADN du logiciel ) est verrouillé. Inutile d’essayer d’améliorer le code-source de Word ou de Photoshop !
Par extension, le terme libre désigne tous les outils, les oeuvres (et pas seulement les logiciels) qui sont disponibles, en accès libre sur le web : images, photos, textes, musique, applications…
Il faut tout de même savoir que les logiciels et oeuvres "libres" sont loin d’être dominants sur le web. Les contenus qui ont été créés sur la toile et auxquels vous pouvez accéder relèvent théoriquement du droit d’auteur. Quelqu’un les a créés et peut à ce titre revendiquer des droits d’auteur, sauf si la création a été "libérée".
Même si le terme anglais Free alimente la confusion, attention, si un "logiciel libre" veut dire "logiciel gratuit", " un logiciel gratuit" n’est pas synonyme de "logiciel libre" ! vous suivez toujours ? En effet, de nombreuses initiatives, apparemment gratuites, demeurent très éloignées du libre : par exemple Desktop, Android, SketchUp, Flash Player, Deezer… sont gratuits mais pas libres. Car vous n’avez pas accès à leur code source. Ou encore FaceBook ou YouTube qui s’approprient carrément les droits sur les contenus que vous publiez chez eux et qui les utilisent pour commercialiser des espaces publicitaires et du profilage à des annonceurs. En gros, ils vous "piquent" vos droits d’auteur mais avec votre consentement bien sûr (enfin pas sûr que tous les Facebookiens aient parcouru les mentions légales de Facebook) . Une fois qu’ils se sont appropriés vos droits d’auteur, ils sont en mesure de monétiser tout ce que vous publiez sur leur réseau (votre profil, vos photos…).
Cela se complique encore, quand on découvre que le monde du libre n’est pas un monde en noir (non libre) et blanc (libre) mais comprend une zone de gris. Ainsi entre une oeuvre libre et une oeuvre qui relève du droit d’auteur, il existe des niveaux de liberté intermédiaires : par exemple, telle photo est libre à condition que vous l’utilisiez dans un but personnel et non commercial. Les conditions du libre sont déterminées par une licence de type "GPL", "Art libre" ou "creative commons" (mot prochainement défini dans mynetwords). L’auteur/créateur qui décide de placer ses œuvres sous licence "Creative Commons" vous permet d’utiliser celles-ci mais sous certaines conditions (en France vous devrez toujours citer l’auteur).
On pourrait être tenté de considérer les adeptes du "libre" comme nos nouveaux héros, des Abbé Pierre de la toile. La réalité est un peu différente. La notion de gratuité n’est pas basée sur un principe de charité. "Le libre" représente un modèle économique nouveau. Certes, l’utilisateur lambda, pourra exploiter un logiciel ou une oeuvre gratuitement, mais les "auteurs généreux" ne sont pas dénués d’ambition ! En fait, en "libérant" (rendant libre) un logiciel, l’éditeur a l’espoir de gagner en crédibilité, en visibilité et d’imposer sa création comme un standard sur le marché. A partir de là, il peut proposer d’autres produits, services qu’il fera payer… C’est ce raisonnement qui a conduit certains éditeurs à rendre "libres" les logiciels qu’ils fabriquent pour leur client. C’est le cas de Spip, conçu à l’origine pour le Monde diplomatique (et qui a été utilisé pour concevoir le site de Mynetwords).
En fait, tout le monde s’y retrouve dans le libre. C’est pourquoi ce modèle a le vent en poupe. Il a permis à de nombreux logiciels de s’imposer et de devenir très performants grâce à une communauté d’informaticiens, geeks qui ont de manière bénévole amélioré leur code source. Le fisc devrait se pencher là dessus, car après tout, ces bénévoles travaillent "au black"… le libre pourrait être une forme d’évasion fiscale !
[myNetWords.com]



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